Les réseaux sociaux attirent de plus en plus de journalistes. Si ces derniers utilisent Facebook ou Twitter comme source d’information, ils s’en servent également pour divulguer leurs « scoops ». À en croire une étude récente, menée par le Réseau Oriella PR, qui a interrogé 478 journalistes dans 15 pays, 55% d’entre eux auraient un flux Twitter pour diffuser leurs publications. Du côté de Facebook, on cherche à attirer davantage les journalistes du monde entier. Et pour cela, le site de Marc Zuckerberg a fait une étude, l’été dernier, permettant d’expliquer aux journalistes comment mieux atteindre leur auditoire. Il en ressort, par exemple, que les posts avec photos ont 50% de commentaires en plus. L’étude montre également que les meilleurs jours pour mettre un post sont le jeudi, le vendredi, le samedi et le dimanche, de préférence vers 7 ou 8 heures du matin, ou en fin de journée. Le site Twitter propose pour sa part, et notamment pour les nouveaux inscrits, le « Twitter for newsroom ». Ce guide en ligne permet aux novices d’avoir de nombreuses idées pratiques pour utiliser au mieux le réseau social. Tristan Berteloot, journaliste au Nouvel Observateur, constate une grande différence entre les deux sites. Il estime que Facebook est plus utilisé "pour la vie privée", précisant qu'il "évite d'ajouter tout le monde". Twitter, au contraire, est plus un site pour écrire "en tant que professionnel".
Vers une régulation de l'utilisation des réseaux sociaux par les journalistes
D’un côté, les réseaux sociaux cherchent donc à attirer le maximum de professionnels de l’information. De l’autre, et pour éviter certaines dérives, de nombreuses rédactions imposent à leurs journalistes des règles concernant leur rapport à Facebook ou Twitter. À France Télévisions par exemple, une charte des antennes a été rédigée. Celle-ci précise qu’il n’est pas possible d’avoir une identité professionnelle et une identité privée sur les réseaux sociaux. De plus, il est interdit de dire des choses sur Internet et de ne pas les assumer à l’antenne. La chaîne demande donc à ses journalistes de réfléchir avant de tweeter. Du côté du Nouvel Observateur, un mail interne a été envoyé aux journalistes de la rédaction. Il indique que les personnes mentionnant sur Twitter être "journalistes au Nouvel Obs" ne doivent critiquer ni le journal, ni la direction, ni leur service. Ce mail faisait suite à un incident. Quelques jours plus tôt, un journaliste avait indiqué sur la toile que les bureaux de la rédaction étaient vides à 9 heures du matin. Cela n’a guère plu à la direction de l’hebdomadaire. Selon Tristan Berteloot, cette même direction n'interdit cependant "rien aux journalistes, et il n'y a eu aucune menace de sanctions". Il n'a pas non plus d'avis négatif concernant les chartes sur l'utilisation des réseaux sociaux. Elles ne "vont pas nuire à la liberté des journalistes et font en quelque sorte partie de la déontologie de la profession".


Fil d'info




















Médias en ligne au Mexique : entre innovation et défis







