Des fermetures en série
Au cours des derniers mois, le groupe Tribune Co., propriétaire du Chicago Tribune et du Los Angeles Times, s'est déclaré en faillite, le Christian Science Monitor de Boston a abandonné sa version papier et deux quotidiens de l'ouest du pays, le Rocky Mountain News et le Seattle Post-Intelligencer ont cessé de paraître.
Le Tucson Citizen en mai, le Ann Arbor News en juillet… nombreux sont les quotidiens américains qui choisissent la voie du « web only » pour leurs éditions. Les journaux essayent péniblement de survivre face à leur perte de lecteurs, la majorité migrant sur Internet. Dans le cas du Tucson Citizen, les changements économiques ne permettaient plus de produire deux journaux viables à Tucson (où est déjà publié le Arizona Daily Star). Le journal le plus vieux de l’Arizona ne diffusait plus que 17000 exemplaires par jour, contre 60000 dans les années 60. Du coup, il s’est réfugié dans son édition web, mais simplement pour des articles d’analyse et de commentaires. Plus de nouvelles fraîches.
Il est difficile pour tous ces journaux de survivre financièrement. La crise est passée par là, et elle n’a pas épargné le web. Les revenus publicitaires dans la presse écrite en sont à leur 13e trimestre consécutif de baisse, selon la NAA (l’Association Américaine des journaux), et les recettes publicitaires en ligne sont en baisse depuis six trimestres.
Le Tucson Citizen en mai, le Ann Arbor News en juillet… nombreux sont les quotidiens américains qui choisissent la voie du « web only » pour leurs éditions. Les journaux essayent péniblement de survivre face à leur perte de lecteurs, la majorité migrant sur Internet. Dans le cas du Tucson Citizen, les changements économiques ne permettaient plus de produire deux journaux viables à Tucson (où est déjà publié le Arizona Daily Star). Le journal le plus vieux de l’Arizona ne diffusait plus que 17000 exemplaires par jour, contre 60000 dans les années 60. Du coup, il s’est réfugié dans son édition web, mais simplement pour des articles d’analyse et de commentaires. Plus de nouvelles fraîches.
Il est difficile pour tous ces journaux de survivre financièrement. La crise est passée par là, et elle n’a pas épargné le web. Les revenus publicitaires dans la presse écrite en sont à leur 13e trimestre consécutif de baisse, selon la NAA (l’Association Américaine des journaux), et les recettes publicitaires en ligne sont en baisse depuis six trimestres.
Des échecs du modèle « web only »
Le siège du Chicago Tribune
Même la classe politique s’inquiète. Le sénateur démocrate John Kerry tire la sonnette d’alarme : ces fermetures et licenciements sont en train de transformer les journaux américains en « espèces en voie de disparition ».
Le choix de se réfugier dans le « web only » n’est en effet pas toujours suffisant. La crise est telle que même en économisant sur les frais de papier, d’impression… les journaux ne s’en sortent pas. Ca a été le cas du Rocky Mountain News par exemple. Après s’être réfugié sur le web, le journal a définitivement fermé en octobre.
Tous ne baissent pas les bras. Pour gagner des lecteurs, le Chicago Tribune a eu une idée originale. En difficulté financière, il a lancé des blogs thématiques affiliés à son journal, et espère ainsi attirer plus de lecteurs sur son site, et donc gagner des parts de marché.
Malgré tout, les journalistes en ligne sont pourtant optimistes. Selon une enquête du Pew Research Center, parue en avril 2009, les journalistes internet américains sont optimistes sur l'avenir de la presse en ligne. 82% pensent qu'un système économiquement viable pour la presse en ligne sera bientôt trouvé. Mais ils n’en restent pas moins critiques : 57% d’entre eux pensent qu'Internet a fait perdre au journalisme ses valeurs et ses standards de base.
Le choix de se réfugier dans le « web only » n’est en effet pas toujours suffisant. La crise est telle que même en économisant sur les frais de papier, d’impression… les journaux ne s’en sortent pas. Ca a été le cas du Rocky Mountain News par exemple. Après s’être réfugié sur le web, le journal a définitivement fermé en octobre.
Tous ne baissent pas les bras. Pour gagner des lecteurs, le Chicago Tribune a eu une idée originale. En difficulté financière, il a lancé des blogs thématiques affiliés à son journal, et espère ainsi attirer plus de lecteurs sur son site, et donc gagner des parts de marché.
Malgré tout, les journalistes en ligne sont pourtant optimistes. Selon une enquête du Pew Research Center, parue en avril 2009, les journalistes internet américains sont optimistes sur l'avenir de la presse en ligne. 82% pensent qu'un système économiquement viable pour la presse en ligne sera bientôt trouvé. Mais ils n’en restent pas moins critiques : 57% d’entre eux pensent qu'Internet a fait perdre au journalisme ses valeurs et ses standards de base.
La solution dans le local ?
Le Boston Globe, le Baltimore Sun et en novembre le Washington Post, ont fermé certaines de leurs rédactions aux Etats-Unis.
Les trois derniers bureaux décentralisés du Washington Post (Los Angeles, New-York, Chicago) ont fermé le 31 décembre. "Dans un contexte de ressources limitées et de pression accrue de la concurrence, il est nécessaire de concentrer nos atouts journalistiques sur notre mission essentielle, qui est la couverture de Washington et des idées qui définissent la politique et la gouvernance de la région et du pays", écrit Marcus Brauchli, rédacteur en chef du journal, dans une note à ses employés obtenue par Reuters.
Pour les spécialistes du secteur, ces journaux ont plus de chances de survie en se concentrant sur leur localité. La solution pour ces journaux, plutôt que de viser toujours plus large, est donc peut-être simplement de se recentrer sur leur cible d’origine.
Les trois derniers bureaux décentralisés du Washington Post (Los Angeles, New-York, Chicago) ont fermé le 31 décembre. "Dans un contexte de ressources limitées et de pression accrue de la concurrence, il est nécessaire de concentrer nos atouts journalistiques sur notre mission essentielle, qui est la couverture de Washington et des idées qui définissent la politique et la gouvernance de la région et du pays", écrit Marcus Brauchli, rédacteur en chef du journal, dans une note à ses employés obtenue par Reuters.
Pour les spécialistes du secteur, ces journaux ont plus de chances de survie en se concentrant sur leur localité. La solution pour ces journaux, plutôt que de viser toujours plus large, est donc peut-être simplement de se recentrer sur leur cible d’origine.




















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