L’explosion des réseaux sociaux offre aux politiques un espace d’expression supplémentaire pour leur campagne. François Hollande, Eva Joly, ou encore Jean-Luc Mélenchon, tous se sont lancés sur la Twittosphère. Pourtant, le véritable enjeu pour les politiques reste avant tout l’occupation des médias traditionnels et en particulier la télévision.
En effet, selon Arnaud Mercier, professeur et spécialiste de la communication politique à Metz, « la campagne 2012 signe l’introduction d’un nouvel espace de campagne sur les réseaux sociaux ». Mais pour l’instant, la présence des politiques n'en est qu'à ses débuts. «On est loin du professionnalisme de Barack Obama lors de sa campagne 2008 » selon le spécialiste. Pour l’instant en France, les politiques « ne savent pas trop quoi en faire, ils n’ont pas de stratégie claire concernant les réseaux sociaux. La télévision reste le média dominant qu’ils privilégient pour leur campagne ».
En effet, selon Arnaud Mercier, professeur et spécialiste de la communication politique à Metz, « la campagne 2012 signe l’introduction d’un nouvel espace de campagne sur les réseaux sociaux ». Mais pour l’instant, la présence des politiques n'en est qu'à ses débuts. «On est loin du professionnalisme de Barack Obama lors de sa campagne 2008 » selon le spécialiste. Pour l’instant en France, les politiques « ne savent pas trop quoi en faire, ils n’ont pas de stratégie claire concernant les réseaux sociaux. La télévision reste le média dominant qu’ils privilégient pour leur campagne ».
La télévision, un média puissant et maîtrisé
La télévision reste un média de masse qui touche un large public. « Il est clair que la télévision aura plus d’impact qu’un tweet destiné à moins de trois millions de personnes » selon Erwann Gaucher, journaliste et blogueur.
Parce qu’elle rassemble des millions de personnes, la télé reste le média privilégié en termes de communication politique. Contrairement aux réseaux sociaux orientés vers un public jeune, la télé touche tous les âges.
C’est un média toujours plébiscité tant du côté des téléspectateurs que des internautes pendant la période de campagne. Selon un sondage d’OpinionWay réalisé pour Apco worldwide et la Revue parlementaire, 65% des personnes interrogées citent en premier lieu la télévision comme moyen de s’informer puis 52% citent Internet. De même, ils sont 70% à accorder plus de crédit aux débats politiques à la télévision ou à la radio pour choisir le candidat pour lequel ils voteront (voir les résultats du sondage ).
Parce qu’elle rassemble des millions de personnes, la télé reste le média privilégié en termes de communication politique. Contrairement aux réseaux sociaux orientés vers un public jeune, la télé touche tous les âges.
C’est un média toujours plébiscité tant du côté des téléspectateurs que des internautes pendant la période de campagne. Selon un sondage d’OpinionWay réalisé pour Apco worldwide et la Revue parlementaire, 65% des personnes interrogées citent en premier lieu la télévision comme moyen de s’informer puis 52% citent Internet. De même, ils sont 70% à accorder plus de crédit aux débats politiques à la télévision ou à la radio pour choisir le candidat pour lequel ils voteront (voir les résultats du sondage ).
C’est surtout un média bien connu des politiques, « ils sont familiers de la télévision dont ils connaissent les codes, alors que sur Twitter par exemple, ils prennent plus de risques pour toucher moins de trois millions d’abonnés » souligne Erwann Gaucher.
D’autant plus qu’une mauvaise manipulation de ces réseaux peut vite tourner au scandale. L’élu démocrate américain Anthony Weiner en a fait les frais en diffusant par erreur un message privé contenant une photo de lui en caleçon via Twitter. Une erreur fatale qui l’a conduit à la démission.
Les téléspectateurs au rendez-vous des émissions politiques
Les dernières interventions des politiques sur le petit écran ont été des succès d'audience. A elles seules, France 2 et TF1 ont cumulé 43,8% de part d’audience pour l’intervention de Nicolas Sarkozy sur la crise. France 2 a réalisé un score de 21,8% de part d'audience lors de la diffusion du premier débat de la primaire le 15 septembre dernier (voir le tableau ci-dessous). Des chiffres qui montrent un réel intérêt des Français pour la politique.
Des téléspectateurs au rendez-vous des émissions politiques, une aubaine pour les politiques, un bras de fer entre les chaînes de télévision.
Un duel localisé entre France 2 et TF1, qui réalisent des scores d’audience serrés lors de la diffusion d’émissions politiques. Le 7 novembre dernier. David Pujadas, au JT de 20h de France2, recevait François Hollande, qui réagissait au plan de rigueur annoncé par François Fillon. Une intervention qui a rassemblé 6,1 millions de téléspectateurs soit 21,6% de part d’audience. Pendant ce temps sur TF1, Laurence Ferrari recevait le Premier ministre, suivi par 7,4 millions de téléspectateurs, et 26, 3% de part d’audience.
Enfin, la dernière interview télévisée de Nicolas Sarkozy, diffusée le 29 janvier dernier sur 6 chaînes, a donné lieu une fois de plus, a un duel centralisé entre TF1 et France 2. La première chaîne réalise 30,5 % de part d'audience (9,2 millions d'individus) contre 21,6 % (6,5 millions d'individus) pour France 2. Ces deux chaînes gardent le monopole d'audience et ont rassemblé 15 689 500 spectateurs contre 878 000 pour BFM TV, i>Télé, LCI et LCP-AN.
Des téléspectateurs au rendez-vous des émissions politiques, une aubaine pour les politiques, un bras de fer entre les chaînes de télévision.
Un duel localisé entre France 2 et TF1, qui réalisent des scores d’audience serrés lors de la diffusion d’émissions politiques. Le 7 novembre dernier. David Pujadas, au JT de 20h de France2, recevait François Hollande, qui réagissait au plan de rigueur annoncé par François Fillon. Une intervention qui a rassemblé 6,1 millions de téléspectateurs soit 21,6% de part d’audience. Pendant ce temps sur TF1, Laurence Ferrari recevait le Premier ministre, suivi par 7,4 millions de téléspectateurs, et 26, 3% de part d’audience.
Enfin, la dernière interview télévisée de Nicolas Sarkozy, diffusée le 29 janvier dernier sur 6 chaînes, a donné lieu une fois de plus, a un duel centralisé entre TF1 et France 2. La première chaîne réalise 30,5 % de part d'audience (9,2 millions d'individus) contre 21,6 % (6,5 millions d'individus) pour France 2. Ces deux chaînes gardent le monopole d'audience et ont rassemblé 15 689 500 spectateurs contre 878 000 pour BFM TV, i>Télé, LCI et LCP-AN.
Les audiences des dernières émissions politiques Source: Médiamétrie
Quid de l’arrivée de la TNT
A l'heure du passage au tout numérique, « la parole politique ne se cristallise plus uniquement sur les grandes chaînes nationales » selon Erwann Gaucher. Avec l'arrivée de la TNT, le discours politique dispose d'un terrain d'expression a priori plus grand et d’une plus grande visibilité.
De quoi attiser les rivalités entre les chaînes nationales et les chaînes d’informations ? Possible. Le 4 novembre dernier, la chaîne d’informations en continue BFMTV a d'ailleurs regretté « d’être privée d’interview présidentielle » dans un communiqué de presse, alors que se tenait ce jour même l’intervention de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama sur TF1 et France 2. "Y aurait-il donc en France deux diffuseurs attitrés de la parole présidentielle?. Les chaînes d'information sont absentes du paysage. Elles n'ont pas le droit d'y participer" dénonce-t-elle.
De quoi attiser les rivalités entre les chaînes nationales et les chaînes d’informations ? Possible. Le 4 novembre dernier, la chaîne d’informations en continue BFMTV a d'ailleurs regretté « d’être privée d’interview présidentielle » dans un communiqué de presse, alors que se tenait ce jour même l’intervention de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama sur TF1 et France 2. "Y aurait-il donc en France deux diffuseurs attitrés de la parole présidentielle?. Les chaînes d'information sont absentes du paysage. Elles n'ont pas le droit d'y participer" dénonce-t-elle.


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